Françoise-Xavière Cabrini était la treizième enfant d’une famille aisée de la banlieue milanaise. Elle rêvait, comme beaucoup à l’époque, de la Chine. Elle voulait y être missionnaire. Mais en attendant, il lui fallait gagner sa vie. Elle se fit institutrice, mais elle n’oubliait pas l’Extrême-Orient. Elle se présenta dans plusieurs congrégations religieuses féminines qui toutes lui répondent : « Postulante de santé trop fragile. » Alors, elle passe outre et fonde une congrégation : « Les Soeurs missionnaires du Sacré-Coeur. » La Chine, pense-t-elle, se profile à l’horizon. Les voies de Dieu sont autres. Le Pape Léon XIII lui demande d’accompagner les émigrants italiens qui traversent l’Atlantique, misérables, déracinés, abandonnés, pauvres. Elle part avec eux. Pour eux, elle fonde des écoles et des hôpitaux. La providence aplanit les difficultés. « La mère des émigrants » meurt d’épuisement à 67 ans.

Est-ce-nous qui entreprenons, ou bien Notre Seigneur ?

(Réponse à l’archevêque de New York qui lui demande de rentrer en Italie)

Eminence, nous sommes venus en Amérique sur l’ordre du Saint-Siège. Nous y resterons.

(Réponse à l’archevêque de New York qui lui demande de rentrer en Italie)

ou Yolende. Fille de Marguerite de Courtenay, elle refusa la situation à laquelle son rang lui donnait droit.
Lors d’un voyage à Luxembourg, elle entra dans le monastère des Dominicaines, contre le gré de sa mère qui s’efforça brutalement de la traîner hors de l’église. Yolande, s’étant échappée, s’enferma dans un caveau. Mais, revenant sur sa décision devant l’insistance maternelle, elle retourna chez elle, tout en gardant présente sa décision. Sa mère enfin l’accepta et Yolande put revenir au monastère de Marienthal où, élue prieure, elle fut pendant vingt-cinq ans le modèle de toute la communauté.

Il est dans l’âme une autre prière, intérieure celle-là, qui n’a pas de cesse. C’est le désir. Quoi qu’il t’arrive, quoi que tu fasses, si tu désires le sabbat éternel, tu ne cesses de prier. Si tu ne peux plus prier, ne cesse pas de désirer. Le refroidissement de la charité, c’est le mutisme du cœur. La flamme de la charité, c’est le cri du cœur.

(Saint Augustin – Homélies sur les psaumes)

Au temps où la Réforme s’étendait sur l’Europe, secouant fortement l’Occident chrétien, les familles catholiques confirmaient leur foi en l’Eglise romaine par un attachement résolu et déterminé. Pierre Kanijs est né à Nimègue, aux Pays-Bas, dans l’une de ces familles. Les solides études qu’il fit à Cologne affermissent davantage encore ses convictions et lorsqu’il rencontre Pierre Favre, compagnon de saint Ignace de Loyola dès la première heure, il se décide à entrer dans la Compagnie de Jésus. Il passera désormais toute sa vie à lutter contre l’influence de Luther. Il prêche dans son pays, puis en Allemagne et en Suisse, partout où l’envoient ses supérieurs. Il traduit les Pères de l’Eglise, trop oubliés à l’époque, et auxquels Luther ne veut se référer à aucun prix. Il rédige un catéchisme qui connaîtra un succès fabuleux. Tout de suite les Pères du Concile de Trente font appel à ses compétences. S’il combat la Réforme, il est douceur et tendresse pour les réformateurs protestants. Conscient des faiblesses de l’Eglise catholique, il est convaincu que le renouvellement de l’Eglise, terme qu’il préfère à réforme, doit passer par la lutte contre l’ignorance du clergé et des fidèles. A l’époque où l’imprimerie n’engendre que la méfiance, puisqu’elle fut l’un des instruments de la contestation, il en use abondamment. Le progrès doit être mis au service de Dieu. Il rendra son dernier souffle à Dieu, en Suisse, à Fribourg. Il a été proclamé docteur de l’Eglise.

Croyez ceci : si l’on a dans le cœur l’amour du Christ crucifié, alors en cette vie, rien n’est vraiment pénible. Quand vous voyagez pour lui, il ne vous manquera point, lui qui est le guide fidèle, le gardien de vos pas. Il est celui qui n’abandonne jamais les siens à l’heure où il les laisse provisoirement en butte au mépris du monde.

(Saint Pierre Canisius – Lettre à un ami de Hollande)

Envoyé de Rome à Tours pour être son premier évêque, selon une tradition qui le fait venir au premier siècle.
En fait l’évangélisation commença à la fin du 3ème siècle. Tout d’abord traité avec méfiance et dureté par les habitants de la région, il les convertit peu à peu par sa douceur et sa persévérance. Il fut honoré comme un saint par son successeur, saint Lidoire (337-371). Saint Martin vint en pèlerinage sur le tombeau de saint Gatien.

Tu as dissous les ténèbres et fait naître la lumière afin de créer toutes choses dans la lumière et de donner consistance à la matière instable en la façonnant en forme de monde. Tu as ici-bas introduit l’image de la splendeur d’en haut, afin que, par la lumière, l’homme regarde la lumière et devienne tout entier lumière.

(Saint Grégoire de Nazianze – Poème dogmatique)

Son père était sacristain dans un petit village des environs d’Archangelsk, dans l’extrême nord de la Russie. Jean aimait les longues liturgies.
Il poursuivit ses études à l’Académie théologique de Saint-Pétersbourg et, malgré bien des peines, il servait Dieu joyeusement. Attaché à la cathédrale de Cronstadt, il évangélisa ce port de guerre où se mêlaient l’injustice sociale, la misère et la dégradation morale. Pendant 32 ans, il y mena ce ministère pastoral, y ajoutant l’éducation des enfants et puisant sa force dans la liturgie. Bientôt les foules vinrent à lui. La poste même dut ouvrir un service spécial pour lui distribuer les lettres qu’il recevait. Apôtre de la communion fréquente, il voyait venir à lui tant de gens pour se confesser qu’il accepta la confession publique. A tous, il communiquait la grâce de la présence du Christ.

La tristesse est une apostasie et la mort du coeur.

(Saint Jean de Cronstadt)

Il n’y a rien de plus vivifiant que la liturgie.

(Saint Jean de Cronstadt dans son journal « Ma vie en Christ »)

Quand le Christ est dans le cœur, nous sommes contents de tout. Ce qui était gêne nous devient le plus parfait bien-être et notre tristesse se change en joie.

(Saint Jean de Cronstadt dans son journal « Ma vie en Christ »)